Après un doctorat en sociologie et des études de philosophie à
Toulouse, Dominique SOUATY enseignera de 1985 à 1990 à l’université de
BRAZZAVILLE ; il découvre la fabrication artisanale du savon et, après
quelques années de « jonglage » entre les cours à la fac et l’activité
savon en « amateur », le succès des premières commandes le décide à se
consacrer à plein temps à ce qui deviendra sa passion :
l’entrepreneuriat. Il créée SAVON PLUS à BRAZZAVILLE, conçoit et
fabrique lui-même sa première boudineuse (vis d’extraction pour la
fabrication des ships puis des barres de savon) ; l’entreprise décolle
en 1994 avec la dévaluation du FCFA ; mais son outil de travail sera
pillé à 2 reprises par la guerre civile en 1997 – 1998. Il n’abandonne
pas et relance l’activité à POINTE NOIRE en novembre 1999. « La vie,
c’est une aventure », se plait à dire Dominique.
Très vite, il rencontre le succès et les bénéfices dégagés par
l’activité lui permettent en 4 ans d’autofinancer l’investissement dans
une unité qu’il implante à N’GOYO, dans la banlieue de POINTE NOIRE à
proximité immédiate d’une centrale électrique pour se garantir la
fourniture régulière de courant. Alors que la capacité de production et
le marché sont là, l’entreprise est freinée dans son expansion par la
quasi absence de fonds de roulement.
L’entreprise et son marché : des savons de ménage de qualité, à partir d’huile de palme locale, pour un marché populaire de grande consommation, en substitution des importations
L’entreprise fabrique et vend des savons de ménage à base d’huile de
palme acheté à des groupements de femmes qui livrent régulièrement
SAVON PLUS depuis l’arrière pays ; le procédé de fabrication est simple
et bien maîtrisé : saponification à la soude, fabrication de ships puis
de barres de savon par pressage dans des boudineuses conçues et
fabriquées par D. SOUATY.
Les cartons de savons sont vendus à des grossistes et redistribués par
les détaillants (kiosques en ville, marchés populaires, vendeurs à la
criée) à POINTE NOIRE et ses environs. Les savons de ménage sont
appréciés par une clientèle de consommateurs des couches populaires
(100 % naturels, moussants). Le marché est occupé à plus de 90 % par
des savons importés d’Asie du sud Est et d’Afrique de l’Ouest ;
l’objectif de SAVON PLUS (770 T / an fin 2007) correspond à une part de
marché de 3 %, ce qui est à la portée de l’entreprise sans
investissement supplémentaire.
Quelques chiffres
En 2004 : 1 700 cartons / mois soit 240 T / an ; CA 105 Millions FCFA (160 000 €) ; résultat net : 10 % du CA
(en 2001 : CA 80 Millions FCFA)
Objectif 2007 : 5 000 cartons / mois soit 770 T / an (x 2,5 en 2 ans) ; CA 266 Millions FCFA
Emplois permanents : 14 personnes (30 personnes dès 2007)
Le projet de l’entreprise et l’entrée de GARRIGUE / Fonds Afrique dans SAVON PLUS
Changement de statut de l’entreprise d’entreprise individuelle en Sarl (Décembre 2005)
Augmentation de la production de savons de ménage : x 2,5 en 2 ans sans investissement supplémentaire (augmentation du fonds de roulement de 5 à 15 Millions FCFA grâce à l’entrée de GARRIGUE dans le l’entreprise)
Diversification des produits mis sur le marché national
· à partir de 2007 :
fabrication et vente de savons liquides et de savons blancs de ménage ;
·
à partir de 2008 : fabrication et vente de savonnettes d’hôtel au miel du Congo
Plantation d’une palmeraie : 20 ha dès 2008 afin d’assurer progressivement l’autonomie partielle de l’unité en huile de palme et huile de palmiste (savons blancs) tout en continuant à s’approvisionner auprès des femmes en milieu rural.
Décembre 2005 : GARRIGUE prend une participation dans le capital de l’entreprise (5 000 € soit 5 % du capital) et apporte 10 000 € en compte courant d’associé. Comme le dit D. SOUATY, «l’arrivée d’un associé comme GARRIGUE va renforcer la confiance du personnel dans l’avenir de l’entreprise ; le FJEC, partenaire de TECH-DEV et de GARRIGUE, continuera à nous apporter l’appui technique, le suivi et les conseils nécessaires à notre développement ; c’est un enrichissement que l’arrivée de GARRIGUE qui apportera une expertise managériale complémentaire pour une meilleure maîtrise du risque de l’entreprise ».
Plus value sociale du projet
Création d’emplois (+ 16 en 2 ans) ; augmentation significative des achats d’huile de palme aux groupements villageois de femmes.
SPH
La Savonnerie Parfumerie du HOUET (SPH) à Bobo Dioulasso au Burkina Faso, a été créée en 1996 par M. Moumouni KONATE. Il s’est lancé dans la fabrication artisanale de savonnettes d’hôtel à base de beurre de karité. Après avoir crée son entreprise individuelle il la transformera en Sarl en avril 2004. Pour se développer sur le marché national et régional de l’hôtellerie haut de gamme, Il a amélioré la qualité de ses produits. En 2005, sur les conseils de TECH-DEV en investissant dans une ligne de fabrication à partir de «bondions » (écailles de savon) à base de beurre de karité achetés à la SN-CITEC, la première huilerie – savonnerie burkinabé qui fabrique de façon industrielle des savons de ménage à Bobo Dioulasso.
L’entreprise a du lourdement s’endetter pour réaliser ses investissements en 2004 – 2005. Elle a fait appel à Garrigue pour limiter son niveau d’endettement auprès des banques.
La SPH emploie 10 salariés à plein temps (dont 2 femmes) et prévoit l’embauche de 3 personnes supplémentaires dans les 2 ans à venir, en fonction du développement du marché.
Les produits proposés sont :
- La gamme hôtellerie - produits d’accueil : savonnettes 25 g, shampooing et gel douche
- La gamme savons de toilette : 125 et 150 g au miel, au karité (KARI-BEAUTE), aux extraits de plantes (KACO CHRYS, PEAU LISSE)
- La gamme cosmétique : à venir (laits et crèmes à base de beurre de karité)
La coopérative de femmes productrices de beurre de karité, NUMANA PULI -UGPPK / S-Z (Union des Groupements de Productrices de Produits du Karité / Provinces de Sissili et du Ziro au Burkina Faso) a pour objectif de :
« contribuer à l’amélioration des revenus des femmes en milieu rural à travers le positionnement du beurre de karité sur des segments plus rémunérateurs » (commerce équitable) pour « éviter aux collectrices de se faire piller par des commerçants qui leur rachètent leurs produits à bas prix pour les revendre à des firmes industrielles avec de grandes marges bénéficiaires »
Les membres de la coopérative, 32 groupements villageois immergés en milieu rural autour de Léo, regroupent plus de 1 200 femmes productrices de beurre de karité suivant la méthode traditionnelle du barattage. Ainsi la valorisation de cette richesse naturelle, « l’or blanc des femmes », est maintenue dans les villages.
Après la certification équitable FLO / Max Havelaar obtenue en Juillet 2006, la coopérative vise la certification biologique ECOCERT dès la campagne 2007 - 2008, le marché français des cosmétiques étant demandeur d’un beurre biologique et équitable.
Créée en 1966 avec l’aide du Ministère de la Fonction
Publique, la Coopérative du Meuble de
Cotonou (Bénin) connue sous le nom de Coop-Meuble est une association de
personnes du corps de métiers du Bois.
Ils transforment des bois issus des exploitations
locales pour réaliser des meubles de qualité en bois massif pour l’aménagement
de la maison (intérieur et extérieur).
Actuellement
elle emploie 41 travailleurs (dont 24 coopérateurs-associés) à temps plein,
plus 10 occasionnels. Et chaque année elle forme 50 apprentis dans les
différents métiers du bois. Elle vends au niveau régional des produits de
qualité et souhaite développer son activité pour exporter à l’étranger ses
produits.
Coordonnées : 01 BP 1198 Cotonou AKPAKPA KP3 Route de Porto Novo REPULIQUE DU BENIN Tél/ FAX : (+229) 21 33 10 13